samedi 15 octobre 2011

Retrouvailles

Retrouver cette époque où tout semblait aller. Lorsque je me réveillais heureux et que je me couchais heureux. Quand tout était tellement plus simple. Cette époque où tout était teinté de jaune à travers mes yeux bleus, auparavant si enfantins. Cette époque où tout était si vert. Pouvoir retrouver tous ces moments manqués. Les attraper par le col et leur crier de ne pas fuir. Pouvoir profiter de ce qui fut décidé impossible. Retrouver toutes ces amitiés perdues, ces liens qui furent jadis étroits, maintenant brisés. Les retrouver et leur faire promettre de ne pas s'en aller. Leur promettre à mon tour que jamais je ne partirai. Que je ne referai plus jamais cette erreur. 

Pour toutes ces mélodies qui me firent tant rêver, ces histoires qui me firent tant voyager, je ne leur dirais qu'une seule chose: merci de m'avoir guidé. Pour toutes ces rencontres, aussi brèves furent-elles et aussi inspirante qu'elles fussent, je les embrasserais et les serrerais aussi fort que possible dans mes bras. Et pour tous ces espoirs éteints, ces rêves brisés par la réalité, je m'occuperais de rallumer leur lumière. Et je ferais en sorte de ne pas devenir le roi de la nostalgie mais plutôt celui de l'accomplissement et de la fierté.

Il n'est jamais trop tard.

dimanche 2 octobre 2011

Café de Flore.




















Je reviens d'aller voir Café de Flore de Jean-Marc Vallée, et j'ai adoré. Ce réalisateur est très certainement ancré dans mon cœur puisqu'il l'avait déjà conquit avec CRAZY, mais l'a complètement envahit, que dis-je, l'a complètement dévoré, avec cette dernière œuvre. Mais ce que j'aime le plus avec ses films, ce ne sont pas ses personnages vraisemblables qui pourraient très bien être vous ou moi, ni l'histoire en générale qui est une montagne-russe d'émotion, non. Ce que j'aime le plus avec ses films, c'est l'atmosphère, le rythme qu'il en dégage et l'omniprésence, encore plus amplifiée dans Café de Flore, de la musique, qui vient nous bercer à travers l'histoire et nous rapproche encore plus des sentiments des personnages. Jean-Marc Vallée est un génie de la réalisation et nous le prouve encore plus dans cette dernière œuvre. Sans compter les brillantes performances des acteurs, dont Hélène Florent, Kevin Parent, Vanessa Paradis et Evelyne Brochu. Alors, si vous vous cherchez un film à voir, considérez Café de Flore. Vous ne serez pas déçu et en plus vous encouragerez le cinéma québécois.

vendredi 30 septembre 2011

Nostalgie d'un vendredi soir.

Je me sens encore au show d'Arcade Fire du 22 septembre dernier. Et je ne veux SURTOUT PAS sortir du mood ! C'était tellement une belle soirée et j'en reviens pas à quel point ils ont donnés un spectacle extraordinaire et magnifique ! Pour combler le vide, j'écoute leurs plus vieux albums et franchement, mes oreilles ne peuvent se retenir de sourire. Particulièrement pour cette chanson-ci:




Oh que c'était bon ! Aller, encore une autre fois !

jeudi 29 septembre 2011

Guerre civile.

Tantôt, je me suis regardé dans le miroir, et je me suis dis que j'étais beau. Pas le genre de beauté que l'on remarque instantanément avec un peu de bave qui nous coule sur le rebord de la bouche, ni le genre que l'on voit dans des magazines de mode et qui nous fait tant soupirer, je parle bien d'une beauté que le commun des mortels peut très bien posséder. Rassurez-vous, je suis très loin d'être un vaniteux en quête d'admiration et rempli d'orgueil qui se vante sur son blog; je suis simplement un ado normal submergé par toutes ces images omniprésentes de la perfection et qui, malgré toute la raison et l'intelligence qu'il possède, se laisse avoir bien malgré lui. Sauf que je me trouve beau. Mieux, même, je suis beau.

...

Bon, allez-y, propagez la rumeur: je suis en amour avec mon reflet.

Restes plus maintenant qu'à travailler sur l'intérieur. Je ne sais pas pourquoi, mais mes démons internes sont beaucoup plus difficiles à chasser que ceux qui se trouvent à la surface. Probablement parce que ce sont eux qui causent les problèmes les plus profonds de mon être et que, en bout de ligne, ce ne sont vraiment qu'eux qui comptent.

lundi 26 septembre 2011

Désillusion ambiguë

Comment expliquer cette désillusion autrement que par un couteau dont j'aurais volontairement planté dans mon cœur ? Comment, par la suite, ne pas pleurer toute la nuit à en devoir tordre mon oreiller ? Car j'avais beau avoir couru après, jamais je ne m'y saurais attendu consciemment. J'étais là-haut, dans ma tête, et je fantasmais ma vie. À journée longue. Et j'étais heureux de voir à quel point c'était si beau. Et j'étais triste de voir à quel point ma vie ne l'était pas. Et je volais sur un nuage, et j'étais en pleine dépression. Et lorsque ma petite bulle vola en éclat, je ne fus pas même surpris de me voir tomber. Pourtant, ça ne change pas que cette vérité était horrible, sanglante et beaucoup trop vrai. J'aurais probablement préféré n'en savoir rien, plutôt que de tout savoir, mais, je n'aurais jamais vu, avec la nouvelle perspective que j'ai maintenant, que cette révélation était en quelque sorte ma libération. Et que, bien qu'elle fut que trop tragique, elle allait peut-être enfin me permettre de passer à autre chose. De ne plus être ce pauvre démon torturé qui reste accroché, tel un boulet, à une idée, mais bien un être accompli qui ne rêve plus sa vie, mais vie ses rêves et qui ne pleurera plus (ou presque) et fera un pas de plus dans cette quête complexe, qui ne devrait pas l’être, qu’est le bonheur.

vendredi 23 septembre 2011

Bilan d'un lendemain de show d'Arcade Fire

J'ai mal aux pieds (trop bougé)

J'ai mal aux jambes (trop dansé)

Ma voix est en congé sabbatique (trop GUEULER WOOOOOOOOOOOOOOOO)

Je suis tellement fatigué que je ferme les yeux trente seconde et je m'endors

Mais maudit que c'était bon !

lundi 12 septembre 2011

J'arrive pas à dormir, faque je raconte ma journée.

J'ai recommencé à écrire. Sur un autre projet. Ce n'est encore qu'une ébauche, mais ça a du potentiel. En gros, pour ne pas trop en dévoiler, c'est l'histoire d'un amour impossible, pour plusieurs raisons, qui déchire deux êtres et qui bouleverse leurs existences (je sais, je suis un éternel romantique). Évidemment, je ne dirai pas les raisons pourquoi cet amour est impossible, car j'en dévoilerais trop. Mais j'adore et c'est super cool à écrire (je l'écris au je et disons que le personnage est un peu spécial, alors c'est comique de se mettre à sa place). Bref, j'espère que ce sera bon, surtout que l'idée m'est venue un soir, juste avant de m'endormir, alors que mon esprit déconnait.

Je suis aussi allé marcher dans la nature. Bon, le mot nature est un bien grand mot, mais il y avait une rivière et des arbres. C'était relaxant et parfait. Dommage que j'aille découvert l'endroit à la fin de l'été, car j'en aurais plus profité.

J'ai appris beaucoup de choses sur ma famille. Des choses troublantes et surprenantes. J'en parlerai pas ici, car c'est délicat, mais disons que ça explique bien des affaires. Surtout pourquoi je suis autant fucké. Tsé, je ne retiens pas du voisin.

Je suis allé bavarder au parc avec mon amie. Et on a chacun déballé la marde de notre vie. Ça fait du bien de parler, mais encore plus de se faire comprendre. Je me sens beaucoup plus léger, et ce, grâce à elle. Et si elle lit ceci, j'espère qu'elle sait que je l'aime. Merci d'être là.

Donc en gros, c'était ma journée, résumée en quelques mots. Maintenant, j'aimerais bien aller me coucher, mais je doute que j'y arriverai. Maudite insomnie à marde.

vendredi 9 septembre 2011

Parce qu'il y aura toujours une chanson pour refléter mes états d'âme et que Coldplay est très doué pour ce genre de truc.

River deep, mountain high comme dirait Tina.

Tantôt, en revenant de l'école, je me suis rendu compte que j'étais heureux. Oui oui, heureux, comme dans content, comblé, enchanté, joyeux, gai, radieux, allègre, enjoué pis tout le kit là ! Heureux, heureux ! Même que, si toutes mes journées pouvaient ressembler à celle d'aujourd'hui, j'aurais enfin trouvé le bonheur, j'en suis sûr ! Mais ce qui est le plus déroutant, c'est que hier soir je me disais absolument l'opposé. J'étais tellement découragé par la vie, que j'en suis certain, j'aurais fini par en faire une dépression. J'avais juste envi de me mettre en petite boule dans un coin et arrêter d'exister. Peut-être même que j'aurais réussi à m'effacer complètement si j'en avais eut envi.

Bref, tout ça pour dire que j'ai l'impression de ne jamais être stable émotionnellement. Soit je suis tellement heureux que je flotte sur un nuage, soit je suis tellement triste que la vie semble vide d'espoir. Mais bon, ne nous en occupons pas trop pour l'instant, profitions plutôt de ce moment d'extase pendant qu'il passe ! 

À une prochaine dépression !

mercredi 7 septembre 2011

Comment perdre toute sa crédibilité en quelques minutes seulement, ou l'incohérence d'une réforme scolaire (peut-être simplement mal comprise par une certaine enseignante que l'on ne nommera pas aussi...)

Voici le problème que ma prof de math m'a donné à faire pour demain:

On a fabriqué une corde dont la longueur est exactement celle de la circonférence de la Terre à l'équateur. En supposant qu'on la rallonge d'un mètre et qu'on lui fasse faire le tour de l'équateur, toujours à égale distance de la Terre (on suppose évidemment que la Terre est lisse !), quel est le plus grand animal qui pourrait passer sous la corde ? Une amibe, un maringouin, une souris, un castor ou un orignal ? Justifiez votre réponse.

Quoi ???

Ma réponse: Le castor, puisqu'avec ses griffes aiguisées, il a la capacité de se creuser un tunnel pour passer en dessous de la corde.

Question idiote, réponse idiote. (et c'est sûrement mon premier devoir de math que j'ai fait en entier sans calculatrice !).

lundi 5 septembre 2011

Nowhere Boy

Des fois, on entre dans un club vidéo en sachant particulièrement ce que l'on souhaite voir. Et d'autre fois, on y va en ne sachant pas du tout ce que l'on veut. Alors on fouille. Et si on est chanceux, on risque peut-être même de tomber sur un film qui va faire notre soirée. Et Nowhere Boy a réellement fait ma soirée. En gros, c'est l'histoire de John Lennon à l'adolescence et les relations complexes qu'il entretient avec sa tante, qui l'a élevé, et sa mère, qu'il apprend à connaître, et qui l'initie aux joies de la musique et du rock n roll. C'est aussi l'histoire de comment il a rencontré Paul et ensuite George et les débuts de leur groupe de musique qui deviendra un jour, comme tout le monde le sait, The Beatles. Bref, un film à voir, surtout si vous êtes fan du groupe !

lundi 29 août 2011

Problèmes canadiens.

J'ai trouvé un blog super drôle sur tumblr qui s'appelle canadian-problems. Comme le nom l'indique, il montre des genres de ''problèmes'' que connaissent les Canadiens de façon très humoristique (à ne pas trop prendre au sérieux ou personnellement non plus). Bref, voici mon ''problème'' préféré (cliquez sur la photo pour accéder au site en question).



lundi 22 août 2011

Pour l'un des meilleurs hommes que ce monde aura jamais connu.

Pour moi, il restera toujours cet homme souriant et gentil comme tout qui dégageait de l'amour et de l'espoir comme un aura autour de lui et qui, avant tout, croyait en la jeunesse. Il croyait en nous, les jeunes, et en notre puissante volonté de vouloir changer les choses. Et on va les changer les choses, Jack. C'est promis.


vendredi 19 août 2011

La nuit.

Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, mais la nuit arrive presque toujours à me faire sentir tellement seul...On dirait que je perds tout espoir la nuit. Qu'aucune lumière, pas même celle de mon ordinateur, arrive à me redonner l'envi de rire, de sourire ni même de vivre. Tout est tellement sombre la nuit. Et cette noirceur est remplie d'une telle solitude, qu'elle me donne envi de vomir juste à y penser. Pourtant, j'aime la nuit. En fait, je l'adore tellement que je l'épouserais. Et je l'épouserais tellement que je finirais par l'aimer encore plus. Et notre voyage de noce serait tellement beau, qu'il deviendrait notre unique existence. Une vie de noce ne serait même pas assez pour lui montrer à quel point je l'aime. Et c'est justement parce que je l'aime tellement, qu'elle arrive tant à me détruire. J'ai tout abandonné pour elle. Je lui ai donné mon corps, ma vie, mon âme. Et elle en échange elle avale tout, comme un vrai trou noir. Oh oui, elle avale tout la salope et elle adore ça. Elle adore me voir aussi seul, aussi vulnérable. Et elle en profite. Parce que sans moi, elle n'existerait pas. Elle resterait une nobody, que personne ne prend le temps de connaître. Que personne ne veut connaître de toute façon. Car, après tout, la nuit, ce n’est que le moment entre le soir et le matin. Rien ne peut se passer entre ça. Rien d'intéressant en tout cas. Ce n'est que mon amante, celle qui me fait tant rêver, qui me fait tant vivre. Et cette nuit, alors que je n'arrivais pas à dormir, dévoré par la solitude, j'avais juste envi de la traiter de salope. Je voulais lui dire que notre amour était fini. Qu'elle avait dévoré mon cœur et que je la détesterais toujours pour avoir autant d'emprise sur moi. Mais je me suis rendu compte que c'est justement parce que je l'aime tant, que je la déteste avec tant de passion. Et que notre amour est, de toute façon, inconditionnel et intemporel.