Il se regarda dans le miroir et il ne put s'empêcher de rire. Il avait vraiment l'air d'une merde. Une vieille merde négligée, abandonnée sur le trottoir et ignorée de tous. Vous savez, lorsqu'on applique la politique du je-m’en-foutisme dans sa propre vie, parfois il y a des répercussions non désirées, un peu comme des effets secondaires. Pour sa part, il ne pouvait pas avoir moins l'air de rien. Ses cheveux étaient longs. Vraiment trop longs. Et ils allaient dans tous les sens, trop indomptables, refusant de se faire dire quoi faire. Un peu à l’image de leur propriétaire, dans le fond. Il s'approcha la figure du miroir. Il avait vraiment les plus petits yeux du monde. On aurait dit qu'ils se refusaient à la vie. Ils se disaient: «Tu veux te lever ? Parfait, mais ce sera sans nous !». Non, décidemment, leurs plus beaux jours étaient à présent hantés par des cernes d'un noir quasi-surnaturel, surmontés par ses lunettes, aussi noires, qui n'arrangeaient absolument rien à la situation. Il recula un peu. Il avait vraiment un teint de mort. Genre qui n'avait pas vu le soleil depuis des jours. Il avait l'air d'un cadavre, voilà. Un cadavre qui s'en foutait royalement. Un cadavre qui avait choisi que ça ne lui intéressait plus tout ça. Qui avait tout simplement eut envi de couper tous les vieux ponts. Les vieux ponts qui, de toute façon, s'effritaient très bien tous seuls. Il avait simplement décidé d'arrêter de réparer toutes les petites brèches qui apparaitraient. Et, un beau jour, toutes les petites fissures se regrouperont et formeront de grosses fentes qui feront crouler le tout. Et alors, plus de pont. Rien du tout. Seul la liberté et l'insouciance de n'être responsable de rien l'accompagneront. Par contre, ne vous méprenez pas, il n'était pas stupide. Il savait très bien que tôt ou tard il en payerait le prix. Mais pour l'instant, tout allait très bien et c'était l'essentiel. À part pour ces longues et pénibles nuits qu'il passait à angoisser jusqu'au plus profond de son âme. Ces longues nuits glaciales passées en solitaire avec sa conscience qui lui grugeait le cerveau. Ces nuits, qu'il détestait tant. Ces nuits qu'il espérait ne plus jamais revivre.
Et ce n’était que le lendemain soir (c'était toujours durant les lendemains soirs qu'il était le plus lucide), en se regardant dans le miroir, qu'il comprenait que tout le jeu en valait complètement la chandelle. Et sa gueule de merde, il l’arborait à présent avec une certaine fierté qu’il ne tentait aucunement de cacher. Pourquoi vouloir cacher autant de satisfaction ? Il n'était pas heureux, non. Mais il venait de goûter à un fruit trop savoureux pour être recraché. Sans compter que ça lui arrangeait beaucoup ce nouveau style. Il était inatteignable, il était invincible. Il était un dieu.
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mercredi 14 mars 2012
mercredi 7 décembre 2011
La revanche du hoquet
Ce qui peut paraître des plus banale est en train de devenir mon pire cauchemar. Ça fait deux jours que j'ai le hoquet. Dès que je mange ou que j'avale un truc, ça y est le hoquet contre-attaque pendant au moins une bonne heure. Et dès fois c'est juste si je me lève trop vite ou si je fais un faux mouvement. C'est chiant en tabarnak, mais ce n'est pas tout. Ce matin, je me suis levé avec le hoquet. Comme ça, sans aucune raison apparente. Et ça m'a amené à faire une recherche là-dessus parce que c'est vraiment insupportable. Alors, selon wikipédia il y aurait trois sortes de hoquet :
le hoquet bénin : le plus fréquent, qui ne dure généralement que quelques minutes.
le hoquet persistant : qui dure plus de 48h.
le hoquet réfractaire : qui dure plus d'un mois.
Mais, il y a aussi des cas de hoquets chroniques qui se sont étendus de plusieurs mois à plusieurs années, comme un certain Charles Osborne qui l'aurait eut pendant 68 ans. Ces cas sont rares (1 personne sur 100 000) mais il suffit que ça tombe sur moi, avec la chance que j'ai. Bref, j'espère n'avoir que le hoquet persistant et rien d'autre.
*Hic*
CALISS
**Edit**
Bon peut-être que j'ai un peu paniqué avec mon hoquet chronique...
Mais je m'en fou, je l'ai pu là ! En tout cas, j'pense...
le hoquet bénin : le plus fréquent, qui ne dure généralement que quelques minutes.
le hoquet persistant : qui dure plus de 48h.
le hoquet réfractaire : qui dure plus d'un mois.
Mais, il y a aussi des cas de hoquets chroniques qui se sont étendus de plusieurs mois à plusieurs années, comme un certain Charles Osborne qui l'aurait eut pendant 68 ans. Ces cas sont rares (1 personne sur 100 000) mais il suffit que ça tombe sur moi, avec la chance que j'ai. Bref, j'espère n'avoir que le hoquet persistant et rien d'autre.
*Hic*
CALISS
**Edit**
Bon peut-être que j'ai un peu paniqué avec mon hoquet chronique...
Mais je m'en fou, je l'ai pu là ! En tout cas, j'pense...
jeudi 29 septembre 2011
Guerre civile.
Tantôt, je me suis regardé dans le miroir, et je me suis dis que j'étais beau. Pas le genre de beauté que l'on remarque instantanément avec un peu de bave qui nous coule sur le rebord de la bouche, ni le genre que l'on voit dans des magazines de mode et qui nous fait tant soupirer, je parle bien d'une beauté que le commun des mortels peut très bien posséder. Rassurez-vous, je suis très loin d'être un vaniteux en quête d'admiration et rempli d'orgueil qui se vante sur son blog; je suis simplement un ado normal submergé par toutes ces images omniprésentes de la perfection et qui, malgré toute la raison et l'intelligence qu'il possède, se laisse avoir bien malgré lui. Sauf que je me trouve beau. Mieux, même, je suis beau.
...
Bon, allez-y, propagez la rumeur: je suis en amour avec mon reflet.
Restes plus maintenant qu'à travailler sur l'intérieur. Je ne sais pas pourquoi, mais mes démons internes sont beaucoup plus difficiles à chasser que ceux qui se trouvent à la surface. Probablement parce que ce sont eux qui causent les problèmes les plus profonds de mon être et que, en bout de ligne, ce ne sont vraiment qu'eux qui comptent.
...
Bon, allez-y, propagez la rumeur: je suis en amour avec mon reflet.
Restes plus maintenant qu'à travailler sur l'intérieur. Je ne sais pas pourquoi, mais mes démons internes sont beaucoup plus difficiles à chasser que ceux qui se trouvent à la surface. Probablement parce que ce sont eux qui causent les problèmes les plus profonds de mon être et que, en bout de ligne, ce ne sont vraiment qu'eux qui comptent.
vendredi 27 mai 2011
Je suis une pute de la rue Sainte-Catherine, déambulant de ruelles en ruelles à la recherche de sa naïveté d’antan. Je suis un pauvre diable, dévoré par ses monstres intérieurs, à l'affût d’une pureté tant convoitée, promesse improbable d’un passé heureux. Je suis un roi, déchiré entre son amour et sa gloire, sa passion et sa compassion, son égoïsme et son humanisme. Mais je reste, avant tout, un petit garçon ayant perdu la foi en ce monde cruellement insensé et ces gens horriblement corrompus.
jeudi 24 février 2011
lundi 21 février 2011
Il y a des jours comme ça...
Il y a des jours comme ça où même la belle température ne réussit pas à te rendre heureux. Je ne sais pas ce que j'ai, mais j'ai perdu envie de parler, j'ai froid en permanence, j'ai vraiment envie de dormir et je ne désire qu'une chose: écouter de la musique au maximum. Alors voilà ce que je fais de ma première journée officielle de vacances : je suis couché alors qu'il fait super beau, emmitouflé dans mes couvertes à écouter du oasis vraiment trop fort (parce que c'est toujours meilleur trop fort) et j’écris, parce qu’à défaut de parler, il me restera toujours bien l’écriture pour communiquer.
vendredi 18 février 2011
Un criss de mal de dos
J'imagine que le seul côté positif de l'affaire, c'est que ma semaine de relâche sera prolongée d'une journée. Mon plan de match pour aujourd’hui ? M'écraser comme un vrai légume sur mon sofa et écouter en rafale tous les épisodes de la vie la vie. S'il y a bien une émission qui pourrait m'aider à oublier la douleur, c'est bien celle-là. Bonne semaine.
mercredi 2 février 2011
Et ça recommence...
Juste au moment où je pensais être assez ouvert aux relations avec les autres, je me referme subitement et ne laisse plus rien passer. Je suis redevenu complètement hermétique. J'imagine que c'est la proximité avec les autres qui me fait peur et qui me fait réagir aussi sauvagement. Alors je me cache sous ma carapace. Ma carapace qui me fait repousser tous les gens que j'aime, à mon insu. Si seulement vous saviez à quel point ça me frustre de me voir m'éloigner de mon entourage ainsi. Je me sens totalement impuissant face à cet instinct de protection. J'aimerais pouvoir fracasser les paroies de cette carapace protectrice, mais le monde extérieur semble beaucoup trop terrifiant pour pouvoir l'affronter...
J'ai peur. Peur de trop m'éloigner des gens et peur de leur proximité. N'existe-t-il pas un juste milieu entre les deux ou si je suis condamné à voyager d'extrêmes en extrêmes sans arrêts ?
J'ai peur. Peur de trop m'éloigner des gens et peur de leur proximité. N'existe-t-il pas un juste milieu entre les deux ou si je suis condamné à voyager d'extrêmes en extrêmes sans arrêts ?
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